A son tour, la cellule estudiantine de la DYFEGOU demande aux autorités de mettre fin aux exactions militaires à Butembo

A son tour, la cellule estudiantine de la DYFEGOU demande aux autorités de mettre fin aux exactions militaires à Butembo

La Cellule estudiantine a été invitée au dialogue social convoqué ce vendredi 4 novembre par les forces vives de la ville de Butembo. Les échanges tournaient autour de la situation sécuritaire actuelle à Butembo caractérisée par des incidents mortels et qui sont attribués aux forces de l’ordre. Le but était aussi de réfléchir sur les voies et moyens de renforcer les relations et la collaboration entre les autorités et la population. Des propositions concrètes ont été adressées aux autorités locales.

« En ma qualité de membre de la cellule estudiantine de la DYFEGOU, j’ai personnellement salué la convocation de ces assises. C’est une bonne initiative qui est aussi opportune vue la situation sécuritaire que la ville traverse ces derniers temps », a indiqué Mademoiselle KASOKI Christelle qui a pris part à cette séance d’échange.

Elle a saisir cette occasion pour dénoncer certains cas  de tracasseries dont sont victimes certains habitants.

« Ce que traversent les habitants de Butembo et particulièrement ceux des quartiers périphériques ne peut pas passer sous silence. Nous, DYFEGOU, particulièrement, la cellule estudiantine, nous avons suivi de très près les incidents sécuritaires qui ont ôté la vie à des citoyens de Matembe et Komba dans la commune Vulamba. Nous attendons toujours les enquêtes y relatives mais visiblement, rien n’est fait dans ce sens », a-t-elle dénoncé.

KASOKI Christelle recommande aux autorités de renforcer la morale des agents de l’ordre commis dans certaines positions.

« C’est de leur devoir de bien gérer leurs troupes pour éviter des incidents. Comment peut-on demander à la population de collaborer avec quelqu’un qui la tue ? C’est bon de prôner le mariage civilo-militaire, mais c’est d’abord mieux de remettre de l’ordre dans les forces de l’ordre. Nous insistons sur cela et nous rejoignons les voix qui se sont levées quant à ce », tape-t-elle du poing sur la table.

Pour rappel il y a peu, deux personnes sont mortes par balles au quartier Kambali pendant qu’elles voulaient secourir une jeune fille qui était agressée par des personnes identitées comme des militaires alors qu’elles tracassaient des paisibles citoyens. D’autres personnes ont été tuées par des militaires dans le quartier Mathemebe sans aucune raison valable. La liste des victimes de cette insécurité bien entretenue est longue.

CellCom DYFEGOU

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